Le travail du journaliste dans une zone sous état de siège : Défis et opportunités pour les journalistes de Goma

Mémoire de Licence présenté et défendu par ISSE ROLANDE

 

Le choix de ce sujet a été motivé par le fait que : L’état de siège est un régime spécial. Il correspond à un degré supérieur de l’état d’urgence. Celui-ci renforce les pouvoirs des forces de l’ordre et confère aux autorités civiles des pouvoirs exceptionnels alors que dans le cas de l’état de siège, les autorités civiles sont remplacées par les autorités militaires. L’exercice de la presse pourrait subir une modification liée à cette situation, il nous semble pertinent de savoir l’exercice de celle-ci depuis l’instauration de ce régime spécial.
Ce travail poursuites l’objectif central , celle de comprendre comment la presse, en particulier le chevalier de la plume exerce dans un environnement de l’état de siège.
D’une manière spécifique, notre étude poursuit deux objectifs :
D’une manière envisageable, nous voulons comprendre si le journaliste exerce son travail en toute liberté pendant cet état de siège.
Nous voulons mesurer dans la mesure du possible l’impact de l’état de siège sur la vie professionnelle du journaliste de Goma
Suivant cet objectif nous traitons la problématique de savoir comment le journaliste de la ville de Goma travail dans cette environnement de période de crise de guerre ? »
Nous nous sommes attarder à comprendre les défis auxquels le journaliste Gomatraciens fait face durant cette période d’état de siège
Pour réaliser cette recherche, nous avons recouru à l’. Cette méthode est appuyée par les techniques d’entretien approfondie et documentaire
Au cours du travail, nous avons opté pour l’ approche qualitative.. Comme stratégie nous avons adopté l’étude de cas. Le recueil des données à été fait par une étude documentaire pour les informations secondaires et un guide d’entretien. Pour ce qui est de l’analyse des données, nous avons procédé par l’analyse de contenu pour le traitement de nos guides d’entretien et recourir à la méthode ethnographie de la communication et la méthode analytique.
Cette recherche va dans le cadre théorique du systémique médiatique
Ce travail est subdivisé en trois grands chapitres :
Le premier se penche sur la revue de la littérature. Dans cette partie, il est question de présenter le cadre conceptuel dans lequel on définit les différents concepts de base ainsi que le cadre théorique qui circonscrit notre étude.
Le deuxième s’attarde sur l’approche méthodologique. Dans cette partie de notre recherche, nous définissons les méthodes et technique nous permettant recueillir les données. Nous y présentons aussi le cadre de notre recherche, la population d’étude ainsi que le choix de l’échantillon.
Le troisième chapitre, quant à lui, se focalise sur la présentation des données, l’analyse et la discussion des résultats. Dans ce chapitre, nous présentons les résultats de nos entretiens avec notre public d’étude. Il s’agit des réponses aux différents thèmes tels que présentés à notre public cible.

 

Après analyses et discussion des résultats de nos entretiens, il s’est conclu que :
Les journalistes de Goma font face à un certain nombre de défis dans l’exercice de leur profession pendant l’état de siège, notamment:
Harcèlement et intimidation: Les journalistes sont souvent victimes de harcèlement, d’intimidation et de menaces de la part des autorités et des groupes armés.
Arrestations arbitraires: Des journalistes ont été arrêtés arbitrairement et détenus sans inculpation ni jugement.
Accès limité à l’information: Les autorités restreignent parfois l’accès à l’information et menacent les sources qui parlent aux journalistes.
Désinformation et discours de haine: L’état de siège a entraîné une augmentation de la désinformation et des discours de haine, ce qui rend difficile pour les journalistes de vérifier les informations et de fournir une information factuelle au public.
Les défis sont tellement majeurs que le journaliste de Goma serait qualifier dans la catégorie de journaliste surveillé, qui est caractérisé par un sentiment permanent de peur que les informations diffusées ne légitiment les représailles éventuelles de la part des autorités. Cette forme de journalisme se traduit par un renforcement du contrôle interne au sein des rédactions où les responsables tiennent à s’assurer de la conformité des propos énoncés par les journalistes à ce qui est considéré comme « politiquement correct » par les autorités.
Plusieurs journalistes interrogés ont rapporté de multiples contraintes de diverses natures auxquelles ils ont été soumis et qui ont rendu l’accomplissement de leur mission particulièrement difficile c’est qui confirme notre première hypothèse.
En effet, Comme dans chaque situation il ya toujours des opportunités, les journalistes de la ville de Goma en ont quelques-unes malgré leurs situations de travail. A Goma, depuis l’avènement de l’état de siège, les journalistes ont été encadrés de temps en temps pour le montrer bien évidement comment se comporter face aux enjeux de la guerre. En Mai 2023, par exemple les journalistes sont outillés sur « FACE À L’INSÉCURITÉ, LES JOURNALISTES APPELÉS À FAIRE PREUVE DE RESPONSABILITÉ » ; le 10 Juin 2024 les journalistes sont formés sur « LE JOURNALISME LIBRE ET RESPONSABLE » et le 19 Juin 2024 40 chevaliers de la plume sont armés sur « LES REPORTAGES SENSIBLES AU CONFLIT ET AU GENRE »
Ceci confirme notre deuxième hypothèse.

 

Mémoire Dirigé par le CT BUSHU KUJITAKIYA

 

 

2 réflexions sur “Le travail du journaliste dans une zone sous état de siège : Défis et opportunités pour les journalistes de Goma”

Répondre à Kambale Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut